Petit
entrainent de trial un soir .
Les caractéristiques du trialiste :Cette catégorie de vététiste est certainement celle la plus à part du monde du vtt. Hanté par le fait de poser pied à terre (aussi appelé phobie du mille-pattes), le trialiste a l'obscession de monter tout ce qu'il trouve -non ce n'est pas un obsedé sexuel- (tronc d'arbre, banc public, pierre, jean, sa belle-mère, muret, ...). Mais comme après être monté il faut descendre, le trialiste doit être capable de se réceptionner après des chutes de plusieurs mètres (en Angleterre, on appelle ça le wheel-braking, en référence au style de pilotage assez "bourrin" de certains pilotes -"streeters"- d'outre-manche). Son vélo n'a généralement pas de selle, ni de tige de selle d'ailleurs (il n'est quand même pas si maso). Le trialiste est assez bête et ne comprend pas pourquoi les autres vététistes évitent les obstacles alors qu'il est si simple (pour lui ...) de passer dessus (et les autres personnes pensent d'ailleurs exactement le contraire). La morphologie du trialiste est une synthèse des précédentes : il peut être favorisé par de courtes pattes, pour l'équilibre, ou au contraire par des longues échasses, pour sauter haut. Mais dans tous les cas, le trialiste est fier de ses épaules trop larges et de ses bras arqués, musclés par une pratique régulière du freinage. Il aime se mettre en valeur en portant des maillots moulants, et a le réflexe de se mettre sur la roue arrière dès qu'un appareil photo apparaît. Et comme son vélo n'a pas de selle, ni de suspensions, ni de vraie transmission, le trialiste se rabat sur les jantes et poignées de frein colorées pour le customiser (c'est d'ailleurs lui qui a lancé cette mode) : les couleurs dominantes cette saison étaient le vert fluo et le rose (le trialiste est photogénique, on l'a dit).
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